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La fauconnerie au secours des dégâts aux cultures

Les constats faits sont édifiants. Depuis plus de 20 ans, les dégâts sur les cultures occasionnés par les oiseaux sont en constante progression en France et en Europe. Les populations aviaires s’attaquant aux cultures sont principalement les corvidés tels que les corneilles noires et les corbeaux freux mais également les pigeons et les étourneaux. Tout le territoire métropolitain est concerné par les dégâts aux cultures, principalement les céréales mais aussi les cultures légumières. Les graines et les jeunes pousses sont la cible des déprédateurs.


En France, l’étourneau sansonnet représente 13% des dégâts, les pigeons (ramier et biset) 42% et les corneilles et corbeaux 74% des dégâts.

À eux seuls, les corbeaux et corneilles représentent 10% de perte moyenne de rendement.


Chacun ayant ses préférences, les corbeaux sont friands de maïs et de tournesol, le pigeon est très gourmand de colza, pois et tournesol également quant à l’étourneau sansonnet, il apprécie également le tournesol mais préfèrera les céréales à paille s’il a le choix.


Ainsi les agriculteurs sont parfois dans l’obligation de resemer les parcelles, occasionnant une charge financière supplémentaire importante entre les graines, le matériel et une perte de temps considérable consacré aux « réparations » sans avoir la certitude qu’ils ne viendront pas de nouveau piller la parcelle. La déprédation* à répétition oblige à resemer plusieurs fois et provoque l’abandon de certaines cultures (tournesol, protéagineux).


Par ailleurs, les agriculteurs sont invités à déclarer leur dégâts à la Chambre d’Agriculture ainsi qu’à la Fédération de Chasse .


Quelles solutions ?



Les effaroucheurs sonores qu’on appelle également canon effaroucheurs demandent des manipulations exigeantes et sont sources de nuisances sonores. Hormis ces difficultés, leur efficacité restent limitées puisque dès que le canon est silencieux les oiseaux reviennent se servir.


Les cerfs-volants, peu couteux, sans nuisance pour le voisinage vont donner peu de résultats car les corvidés sont très intelligents et remarquent vite que le cerf-volant ne leur fera aucun mal puisqu’il ne les poursuit pas. Ce leurre fonctionne sur une très courte durée, juste le temps de s’adapter.


Le tir peut également être envisagé, cependant peu de chasseurs sont intéressés par ce type de gibier et la règlementation trop stricte au regard des agriculteurs.  En bref, ils sont peu aidés.




L'Effarouchement à l'aide de rapaces. C’est pourquoi nous avons été sollicités pour la protection des cultures afin d’effaroucher réellement les oiseaux déprédateurs à l’aide de nos rapaces. En qualité de fauconnier nous entrainons nos oiseaux pour ce type de service. La fauconnerie vole au secours des dégâts aux cultures.


La stratégie à adopter est simple : montrer aux oiseaux que le territoire n’est plus le leur mais celui des rapaces. La persuasion doit être forte, aussi il faudra une présence du fauconnier suffisante pour créer un climat d’insécurité efficient.


Le rapace va donc déloger les populations aviaires en les poursuivant, ainsi avec une attaque réelle les déprédateurs vont s’en aller. L'effarouchement ayant toute sa place en milieu naturel pour aider à la protection des cultures grâce à la fauconnerie, qu'on nomme aussi bioprédation.



Définitions :

Déprédateur :  Qui commet vol ou pillage avec des dégâts aux biens d’autrui, aux biens publics

Sources :

 

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